Vendre sans agence : êtes-vous prêt ?

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De plus en plus de particuliers souhaitent se passer d’agent immobilier pour vendre leurs biens. C’est parfaitement réalisable, à condition d’être méthodique et… disponible. Voici le premier volet de notre dossier, consacré au stade préparatoire de la vente. Celle-ci, depuis la mise du bien sur le marché, fera l'objet du second volet que nous publierons en février 2014.

Article
Albin R., au moment de mettre en vente son appartement de quatre pièces en banlieue parisienne, a fait ses calculs : une agence traditionnelle lui demanderait au minimum 30 000 € d’honoraires, soit l’équivalent pour lui d’un an de salaire net. Et dans la conjoncture actuelle, pas question de mettre ces frais à la charge de l’acheteur, qui n’accepte plus cette augmentation indirecte du prix… Il a donc décidé de se passer d’agence. Ce qui ne l’empêche pas de s’interroger sur la marche à suivre, car le processus de vente est relativement complexe, tant pour des raisons pratiques – Où mettre mon bien en vente ? À quel prix ? – que juridiques – Quels diagnostics effectuer ? Quand contacter le notaire ? Etc. ­– Et il n’est pas le seul. « Bien qu’aucun chiffre officiel ne soit disponible, nous constatons que le nombre de transactions réalisées en direct s’accroît régulièrement depuis quelques années », affirme Pierre Bazaille, notaire à Givors et président du Marché immobilier des notaires (MIN).
De fait, à moins d’être situé à (grande) distance du bien à vendre, les raisons de faire appel à un professionnel semblent moins évidentes qu’autrefois. Hier, on comptait sur l’agent immobilier pour fixer le prix de vente, donner de la visibilité aux biens mis sur le marché, via ses vitrines, la presse locale et régionale, rédiger et faire signer la promesse ou le compromis de vente. Aujourd’hui, grâce au recours universel à Internet, les prix de marché sont de mieux en mieux connus des particuliers et, toujours grâce au Web, une multitude de supports sont à leur portée, susceptibles de diffuser efficacement des annonces immobilières.
Par ailleurs, les agents immobiliers sont de plus en plus nombreux à se reposer sur les notaires pour la rédaction et la signature de l’avant-contrat, source de bien des incompréhensions et de germes de conflits s’il n’est pas établi avec la plus grande rigueur. « 70 % des agents se refusent à prendre en charge les promesses de vente et à ­séquestrer les indemnités d’immobilisation, ce qui fait pourtant normalement partie de leurs attributions », note Henry Buzy-Cazaux, président de l'Institut du management des services immobiliers.
Mais surtout, les services des professionnels coûtent cher : de 5 à 8 % en moyenne du montant de la vente. Libéré de la commission d’agence, le vendeur est nécessairement moins réticent à la négociation et, sans la présence d'un intermédiaire, il a les coudées franches, que ce soit pour déterminer le prix de vente, rédiger et publier les annonces, organiser le planning des visites, etc.
Quant aux acheteurs, nombre d’entre eux apprécient le contact direct avec un interlocuteur connaissant parfaitement le bien, et pour cause. Pour autant, le vendeur ne doit pas sous-estimer l’ampleur de la tâche. Il faut pouvoir consacrer du temps à ce projet et surtout, ne pas brûler les étapes. Suivez le guide…
Indices et chiffres
Nom Date d'ajout de la source
Diagnostics obligatoires en cas de vente d'un logement 06/01/2014
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